Football Manager, ce réseau de recrutement

Le mercato, cette période de transfert des joueurs de football, est lancé et les clubs français et étrangers se mettent à la recherche de la perle rare. Dans cette quête, les recruteurs seront aidés par un outil insolite : le jeu vidéo Football Manager.

Les puristes ayant passé de longues heures sur leur ordinateur connaissent la qualité du jeu de Sports Interactive pour faire découvrir des joueurs encore inconnus, promis à devenir les futures stars de demain. Ces initiés n’ont donc pas été surpris lorsque l’on a annoncé l’arrivée d’un jeune croate de 17 ans au FC Barcelone, celle de l’Argentin Angel Correa (19 ans) à l’Atlético Madrid ou encore le transfert du Français et Auxerrois Yaya Sanogo à Arsenal l’année dernière. Tous des futures stars dans Football Manager, possédant une popularité très forte auprès des fans de football, qui rêvent de voir leur club recruter un de leurs protégés virtuels. «On voit bien que tous les ans à chaque mercato, des joueurs à gros potentiels, des pépites, sont recrutés par les clubs et ne sont pas forcément connus par les médias au moment du transfert alors que les fans de «FM» les connaissent déjà», indique le responsable de la base de données du championnat de France pour Football Manager, Jérôme Boudin. Mais comment un jeu vidéo peut-il avoir autant d’influence?

«Il y a près de 1500 scouts à travers le monde, un responsable par pays ou par zone de région»

C’est très simple, Football Manager est une franchise à l’expérience longue d’une vingtaine d’année. «On est à plus de 578 000 profils dans le jeu. Mais après il faut savoir que cela comprend les footballeurs, tout ce qui est membres des staffs, la direction, et aussi les joueurs qui ont pris leurs retraites et sont de possibles entraîneurs ou recruteurs, explique Jérôme Boudin, qui participe activement à ce qu’aucun joueur ne soit oublié. Pour le résultat, cela se fait au fil des années. La base de données s’étoffe au fur et à mesure, il y a des nouveaux joueurs intégrés et des jeunes. Il y a également plus d’accès à l’information, avec internet et tous les médias. Au début, quand le jeu a été lancé, les effectifs étaient envoyés par disquettes, donc c’est sûr que c’est plus facile maintenant avec internet.»

Une qualité très reconnue dans le milieu. Un recruteur de l’OGC Nice avait avoué avoir trouvé Nemanja Pejcinovic, qui a d’ailleurs quitté le club récemment, sur le jeu de Sports Interactive, tout en faisant sa propre évaluation par la suite, ce que comprend Jérôme Boudin. «Disons que c’est un outil qui est intéressant pour un recruteur, du fait de la base de données exhaustive qui est présente dans le jeu. C’est un plus pour ce dernier, ça lui permet de vérifier le potentiel ou les attributs que l’on peut donner à un joueur, lui permettant de peaufiner sa recherche.» Le club d’Everton a également lié avec Football Manager un partenariat en 2009, qui lui permet d’accéder aux données des recruteurs du jeu. Une situation qui pourrait se reproduire? «C’est probable que d’autres clubs puissent lier des partenariats à l’avenir, mais c’est quelque chose qui reste confidentiel», indique le responsable français.

Il faut dire que le réseau du jeu est impressionnant. «Il y a près de 1500 scouts à travers le monde, un responsable par pays ou par zone de région. Donc on va avoir un responsable pour les Caraïbes par exemple et un pour la MLS. Tous les gros championnats sont suivis comme ça. Après chaque responsable est à la tête d’une équipe d’assistants, qui sont bénévoles», détaille Jérôme Boudin, qui travaille avec ces passionnés pour l’analyse du championnat de France. «Dans certains pays, quelques bénévoles travaillent pour nous depuis des années, donc on a confiance en eux. Même s’ils font ça par passion, ils travaillent déjà la plupart du temps comme éducateur ou préparateur physique. Pour la France je fais cela avec des gens qui sont dans des clubs professionnels donc j’ai confiance dans leur jugement.»

Des découvertes comme Marco Verratti, Arjen Robben ou Wayne Rooney

La qualité la plus difficile à évaluer pour les recruteurs est évidemment le potentiel de chaque joueur. Comment savoir si le jeune Alen Halilovic est bien le futur grand joueur pour le Barça que le jeu laisse croire? «On se base sur les évaluations des joueurs qu’on fait en les observant sur plusieurs matches, sur plusieurs mois ou même sur plusieurs années. Comme on intègre les joueurs à partir de 16 ans, on va pouvoir les voir évoluer, progresser et on peut affiner leur potentiel chaque année, décrit le responsable français. Il y a également toute l’observation qu’on fait au fil de la saison, les rapports que l’on a, les avis des supporters ou des entraîneurs. Ce qu’on peut lire d’eux dans les médias, la presse et sur internet est aussi une bonne base de renseignement.»

Pour autant, si elle a popularisé des joueurs comme Verratti, Rooney et Robben, la franchise n’est pas infaillible et a livré son lot de…

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